La neige et son rôle protecteur

La neige présente une remarquable protection thermique pour le sol et pour les espèces qui s’y enfouissent ou qui en sont recouvert. En effet, la température dans la couche de neige reste très acceptable et au niveau du sol, gràce à l’échange de flux thermique de la terre, il peut faire 0° . Si il y a suffisament d’épaisseur, les écarts de température sont diminués et le sol gèle moins en profondeur. La couverture neigeuse protège donc les plantes du gel (sauf dans les régions où la neige ne tombe presque jamais et où les plantes ne sont pas du tout adaptées, la neige peux alors brûler leurs tissus trop sensibles).

neigeDans les régions où les chutes de neige sont habituelles et où  la couverture de neige est longue, les espèces tant animales que végétales présentent souvent des adaptations à la neige. Par exemple, les conifères vont adopter un port en colonne, les buissons un port en coussin. La plupart des plantes se coucheront sous le poids de la neige sans se briser et au fur et à mesure de la fonte des neiges, les arbustes, comme les saules, les genêts, les rhododendrons, se relèveront pour reprendre leur forme. Ces zones peuvent provoquer des coulées de neige du fait de l’instabilité du manteau neigeux.

Les rongeurs savent parfaitement creuser des galeries dans la neige pour y dormir et même accéder au sol et trouver de la nourriture qui n’aura pas gelé sous la couche neigeuse.  A la fonte des neiges, on voit très nettement les coulées qu’ils ont laissées à l’interface du sol et de la neige,  de véritables chemins où l’herbe est aplatie.

Les jardiniers disent que la neige vaut un engrais ! Une des explications est dans le fait que le froid et la présence de neige en diminuant la minéralisation de la matière organique (MO), évitent les pertes d’azote (N). Puis quand la neige fond, contrairement à la pluie qui entraine rapidement les nitrates (NO3), l’eau est libérée lentement et lessive moins ces derniers.