Les différents plantains et quelques-uns de leurs nombreux usages !

Le plantain, Plantago, a donné le nom à sa famille, les Plantaginacées.

 

 

La famille s’est agrandie depuis la nouvelle classification phylogénétique APG III puisque des plantes appartenant à d’autres familles (Globulariacées, Scrofulariacées pour partie…) les ont rejoints.

 

 

Les anciennes Plantaginacées (avant l’APG III) avaient les caractères visuels communs suivant :

Les fleurs régulières ont une corolle monopétale à 4 divisons, 4 étamines longuement saillantes, 1 style filiforme à stigmate entier et poilu. Le fruit est une capsule s’ouvrant en deux horizontalement, comme une boîte à savon, une pyxide.

Les feuilles ont des nervures parallèles contrairement à la majorité des dicotylédones qui ont les nervures en réseau. Elles peuvent être entières ou découpées.

Les différents plantains occupent tous les milieux, depuis le bord de mer jusqu’à la haute montagne. Selon les biotopes qu’ils occupent, les plantains n’auront pas les mêmes indications pour les diagnostics de sol. Il est donc important de bien les déterminer.

Retrouvez les informations  dans les Encyclopédies des plantes bio-indicatrice        ici

 

Le volume 1 de la Flore photo permet de déterminer l’intégralité des familles de plantes présentes en France et dans les pays limitrophes.

Les plantains sont reconnus comme de grandes plantes médicinales.

Astringents, vulnéraires, adoucissants, les plantains s’utilisent en cataplasmes dans les dermatoses, l’eczéma, les ulcères variqueux. La décoction sert en compresses sur les hématomes, en gargarismes pour les angines, en collyre pour les conjonctivites. Les infusions aident dans les cas de diarrhée, dysenterie, hémorragies, catarrhes pulmonaires, grippe, fatigue générale…

Les feuilles froissées calment les piqûres d’insectes ou d’ortie, les brûlures.

Les graines mucilagineuses ont une action laxative.

Les plantains sont riches en vitamines (A, B1, C…), en oligo-éléments dont le zinc en quantité assez importante.

Les jeunes feuilles encore tendres sont comestibles crues ou cuites, elles ont un petit goût de champignon de Paris.

Autant de menthes, autant de parfums !

Les menthes, de la famille des lamiacées, font partie des plantes à tisane les plus connues.

Selon les espèces, le parfum est très différent, depuis la menthe à feuilles longues à l’odeur lourde, presque nauséabonde malgré un léger goût de menthe poivrée, à  la menthe aquatique à odeur aromatique mentholée rafraichissante.

Les menthes ont des tiges à section quadrangulaire, des feuilles dentées opposées, des stolons qui permettent leur propagation végétative. Les fleurs bilabiées (à 2 lèvres) ont 4 étamines. Elle sont disposées en faux verticilles à différents niveaux de la tige, selon les espèces. Les fruits sont 4 carpelles en croix au fond du calice.

Ce sont des plantes qui poussent dans les milieux humides, au bord des eaux ou dans des zones inondées une partie de l’année.

Les menthes sont stimulantes, toniques, digestives, antiseptiques, antioxydantes.

Les menthes dans la cuisine sont une source de fer et de manganèse. Elles peuvent être utilisées dans les préparations salées (taboulé, tsatsiki…) ou sucrées (crème, gelée, thé…)

Comment différencier Mentha arvensis et Mentha aquatica ?

 

Mentha arvensis
Mentha aquatica

Ces deux menthes poussent souvent dans les mêmes lieux humides. Plantes vivaces de 50-60 cm de haut, plus ou moins velues-hérissées, elles ont des feuilles assez grandes de 2-4 cm de larges, dentées en scie, longuement pétiolées. La corolle est velue à l’intérieur.

Les tiges florifères de Mentha aquatica, sont terminées par des fleurs en verticilles rapprochés en tête globuleuse alors que celles de Mentha  arvensis se terminent par un bouquet de feuilles, les fleurs étant disposées en verticilles écartés tous axillaires.

La menthe aquatique (Mentha aquatica) a des propriétés antioxydantes et son huile essentielles a une activité antibactérienne.

La menthe des champs (Mentha arvensis) est distillée et son huile essentielle est rafraichissante, tonique, stimulante des systèmes nerveux, hépatique et digestif. La forte teneur en menthol lui confère des effets anesthésiants, antalgiques et anti-prurigineux et calme les démangeaisons. Elle est riche en éléments antiinfectieux. L’huile essentielle contient aussi des cétones qui ont des effets neurotoxiques et abortifs. Pour toute utilisation des huiles essentielles il est important de consulter les indications et contre-indications et de bien respecter les dosages et types d’utilisations.

Les deux espèces peuvent être utilisées pour tous les usages culinaires des menthes.

 

Herbe de St Laurent, Pouliot, sont quelques-uns des noms communs de la menthe pouillot.

Mentha pulegium est une espèce vivace par ses nombreux rhizomes, assez basse, 10 à 50 cm, à tiges plus ou moins dressées, très ramifiées, qui s’enracinent au contact du sol. Les feuilles sont assez petites, ovales ou oblongues, peu dentées, courtement pétiolées.

Les fleurs roses sont groupées à l’aisselle des feuilles en glomérules espacés le long de la tige.

Mentha pulegium pousse dans les endroits à variation hydrique, inondés l’hiver et exondés l’été, sur terrains siliceux et sur alluvions.

 

Pierre Lieutaghi en vante les mérites « Le pouliot est une des Menthes sauvages les plus agréablement parfumées ; sa senteur citronnée persiste bien au séchage et son infusion est une des plus délicieuses qui soient. » (Le livre des Bonnes Herbes, 1999).  Il lui reconnait de nombreuses propriétés médicinales, comme d’être un bon expectorant et un sédatif de la toux, « à la fin d’un repas, une infusion de Pouliot (délicieuse, surtout si on lui joint du Serpolet à parts égales) facilite beaucoup la digestion, combat les fermentations, les lourdeurs de tête ; c’est l’une des meilleures boissons digestives, très salutaire, en particulier à ceux qui souffrent d’insuffisance hépatique ».

Mais attention, depuis  cette date, on sait  que la pulégone (une cétone monoterpénique) que contient cette plante est hépatotoxique et qu’il faut donc en user avec modération, voir s’en abstenir si on a des problèmes de foie.

Cueillir ou cultiver les plantes médicinales ?

Les plantes médicinales, que l’on veuille les utiliser pour améliorer sa santé ou qu’on veuille les cultiver ou les cueillir en sauvages, nous apportent une autre vision de la vie.

La relation au végétal est multiple et sensible. Promonature propose quelques livres pour accompagner votre recherche.

Deux livres sur la culture des plantes médicinales

  • La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio, par Wicki Gerbranda aux Éditions La pensée Sauvage. Un ouvrage qui présente 40 espèces de façon détaillée et un tableau pour plus de 60 plantes (semis, repiquage, culture, séchage, tri…), une mine de conseils pratiques depuis plus de 10 ans par des pro, à l’origine d’un syndicat de producteurs en montagne, Simples, d’une coopérative d’achat, Biotope et d’une association de diffusion des savoirs, la Pensée Sauvage !
  • Les plantes médicinales en biodynamie, par un collectif d’auteurs aux  Éditions du MABD, Mouvement de l’agriculture bio dynamique. Ce livre propose une approche sensible du végétal selon la méthode goethéenne, des conseils de culture générale et selon les règles de la biodynamie. Une nouveauté 2020.

 

Un livre sur la cueillette des plantes sauvages,

  • Le Chemin des herbes. Connaître, cueillir, utiliser les plantes sauvages par Thierry Thévenin aux Éditions Lucien Souny. Paysan-herboriste,Thierry Thévenin, de sa belle plume, parle des milieux naturels, des plantes, de leurs usages. Il donne tous les conseils de cueillette pour respecter les biotopes, les plantes et les utilisateurs futurs. Plus de 80 espèces sont décrites et illustrées par de belles aquarelles ou des photos.

Et découvrez de nombreux livres sur les usages des plantes médicinales, les plantes toxiques,  les contre-indications, afin de faire bon usage de ce que la nature met à notre disposition pour nous accompagner sur le chemin de la Vie : A retrouver sur la boutique en ligne

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Un peu de piquant dans vos salades ?

Les premières rosettes se développent dans les jardins, au bord des chemins et peuvent venir agrémenter les salades cultivées, apportant vitamines et saveurs nouvelles.

Les plantes de la famille des Brassicacées, anciennes Crucifères, ont souvent un goût piquant, comme la moutarde.

Les Crucifères, comme l’indique ce nom, se reconnaissent à leurs fleurs à 4 pétales et 4 sépales en croix. Les fruits sont des siliques plus ou moins allongées, séparées par une cloison.

La récolte des plantes jeunes, en rosette ou en début de floraison permet de profiter de saveurs plus douces et de plantes plus tendres. Plus elles sont matures, plus le goût piquant est prononcé. Ce sont les graines qui sont utilisées pour faire la moutarde mais la saveur piquante s’accentue dans toute la plante. Les plantes bisannuelles ont l’avantage de faire des rosettes en fin d’été et on peut donc les trouver dès l’automne.

La Cardamine hirsute, appelée cressonnette, cresson des jardins, est une petite plante annuelle, hérissée à la base. Les feuilles de la rosette sont composées, à folioles arrondies, la terminale plus grande. Elles disparaissent quand la plante porte ses petites fleurs blanches puis fructifie.  Elle a une saveur douce en rosette, il faut attendre les fruits pour avoir une saveur piquante.

Les siliques dépassent les dernières fleurs, ce qui la fait paraître hirsute.

Les autres cardamines que l’on trouve dans les prés (Cardamine pratensis, à fleurs rosées) ou dans les bois (Cardamine impatiens, à fleurs blanches) ont des feuilles plus grandes et des folioles plus découpées, fines ou allongées. Elles sont parfois un peu amères.

 

Les rosettes de Barbarea vulgaris (Herbe de la Ste Barbe) se récoltent tôt, dès la Ste Barbe le 4 décembre ! car elles deviennent vite amères. Les feuilles inférieures sont lyrées avec un grand lobe terminal. Les fleurs sont jaunes  comme pour Barbarea praecox (Cresson de terre, Barbarée printanière) au goût plus fin de cresson.

 

Les feuilles de Brassica nigra (Ex Sinapis nigra), la Moutarde noire, dont les graines servent à faire le fameux condiment,  ont des feuilles composées, hérissées, qui sont difficiles à utiliser crues. On attendra les fleurs jaunes pour ajouter aux salades.  Les différentes moutardes, (Sinapis alba, Sinapis arvensis…) sont plus tendres et goûteuses et toutes les parties tendres peuvent être utilisées.

La Fausse roquette (Diplotaxis erucoides) a une saveur piquante, légèrement alliacée. La feuille a une nervure blanche en dessous et est découpée profondément. Elle ne fait pas une vraie rosette mais des feuilles sont groupées en bas de la tige feuillée.

 

Retrouvez quelques fiches des plantes bio-indicatrices ici !

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Etre BRF ou ne pas être !

Le Bois Raméal Fragmenté issu de la taille des arbres et arbustes permet de faire un mulch à partir  de végétaux ligneux. Il faut l’incorporer au sol superficiel par griffage (ou hersage selon les surfaces à travailler !). Les champignons se mettront à l’œuvre pour digérer la lignine, composant majeur du BRF afin de produire un humus stable, source de toute vie.

Du BRF, oui mais lequel ?
Le broyat de végétaux ligneux est un excellent outil pour rééquilibrer le rapport (le fameux !) C/N (carbone/azote) des sols. Il faut apporter des matières organiques carbonées afin de compenser les dégradations des sols du fait de l’élévation de la température et des pratiques agricoles (tassement, semelle de labour, surpâturage, enfouissement de la MO à plus de 5 cm…). Selon les espèces d’arbres, les apports carbonés sont différents et on peut broyer les haies, friches et plantes ligneuses (cardère, fougère, buis..).

 

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Le prunellier, l’épine noire à la floraison blanche

Prunus spinosa, connut sous le nom d’épine noire, possède de redoutables épines droites dont la piqure est très douloureuse.

Sa floraison parsème de blanc les haies au printemps, elle est dite “précoce” parce que les fleurs apparaissent avant les feuilles et ce sont vraiment des rubans blancs qui entourent les prairies en mars-avril.

Arbuste des haies, sa présence indique des sols riches en bases et en matière organique végétale archaïque.

Les fleurs blanches de cette rosacée ont 5 pétales et 5 sépales. Le fruit est une drupe acerbe dont l’amande du noyau contient de l’acide cyanhydrique à forte odeur d’amande amère.

Retrouvez la fiche du volume 1 de l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices, alimentaires et médicinales ici.

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Le prunellier, une prune à saler !

Gérard Ducerf vous propose une courte vidéo pour parler d’une plante médicinale  du mois, à retrouver sur la chaine Youtube de Promonature. Abonnez-vous pour recevoir les notifications des prochaines vidéos !

Le prunelier est une source de vitamine C. La prunelle est âpre et il faut attendre les gelées pour la consommer. Une autre façon de l’utiliser est la lactofermentation. Et cette année les fruits sont abondants au milieu des épines noires dont les piqures sont douloureuses !

Retrouvez la fiche du volume 1 de l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices ici.

 

Plantes sauvages à déguster du 24 au 29 avril 2021 avec Gérard Ducerf

6 jours pour découvrir les plantes sauvages médicinales et comestibles et les différentes façons de les cuisiner de l’entrée au dessert.

Au cours de balades à la portée de tous, dans le Brionnais au sud de la Bourgogne, Gérard Ducerf vous apprendra à reconnaître et identifier les espèces végétales rencontrées.

Observations sur le terrain, identification à l’aide de flores, Gérard vous guidera pour récolter les bonnes espèces, les différentes parties utilisables, dans le respect de l’environnement et de la biodiversité. Il vous apprendra les usages médicinaux et les anecdotes autour de ces plantes.

Avec Agnès Lombard de Semeurs d’Escampette, vous cuisinerez les plantes récoltées, de salades en gratins, de l’entrée au dessert, à la découverte de saveurs et de goûts, pour une alimentation vitaminée !

Lieu : Briant 71110

Coût : 500 euros pour les 6 jours. Repas cuisiné ensemble le matin et partagé à midi (Cuisine végétarienne avec les plantes récoltées et chacun peut apporter un complément pour les non végétariens)

Hébergement à votre charge.

Places limitées, inscrivez-vous ici

Contactez les offices de tourismes du secteur

Office de tourisme La Clayette

Office de tourisme Marcigny-Semur

« La Noirie » Chambre d’hôte  Chez Martine JACQUETTE  711110 Briant Tél : 03 85 25 82 13

« Du Coq à l’Ane » Gîte et Chambre d’hôte Chez M. JULIEN Roland 71110 St Julien de Jonzy Tél : 03 85 84 10 97