Quel volume choisir si vous voulez acheter l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices ?

L’Encyclopédie est composée de trois volumes et du Fascicule des conditions de levée de dormance.

Pour commencer, il faut acheter le volume 1 qui présente les bases de la botanique et de la biologie permettant de comprendre le principe de bio-indications des plantes : l’évolution des végétaux depuis leur apparition sur terre, les cycles végétatifs, les associations végétales, la phytosociologie, la biologie des sols, la notion de biotopes primaire et secondaire…

Les principales familles botaniques sont décrites.

La méthodologie de réalisation des diagnostics de sols par les plantes bio-indicatrices est expliquée.

Les fiches présentent 256 espèces sauvages ayant des caractères indicateurs.  Photos et descriptif permettent de déterminer la plante. Les données biologiques et indicatrices sont détaillées, ainsi que les informations pour les plantes comestibles et médicinales.

Les volumes 2 et 3 présentent chacun plus de 250 autres espèces des différentes régions de France, de la mer à la montagne. 

Le volume 2 décrit les facteurs influents la vie microbienne des sols et présente les grands systèmes agricoles et les différents biotopes naturels français. 

 

 

Le volume 3 analyse diverses problématiques rencontrées lors des diagnostics de sols : capacité de fixation, rapport C/N, blocage de la potasse, du phosphore,  contradictions apparentes sur la présence de certaines plantes. Il apporte une réflexion sur la notion de biodiversité.

Un index des trois volumes est disponible gratuitement sur le site pour se repérer dans les espèces.

 

Le Fascicule des conditions de levée de dormance est l’outil permettant de réaliser des diagnostics de sols. Il permet de dresser un inventaire des plantes présentes sur une parcelle en lui attribuant des coefficients de recouvrement. Le tableau permet de faire l’analyse de la parcelle afin de comprendre la qualité du sol, ses déséquilibres et son évolution probable.

 

Trois nouveaux livres sur l’élevage

La boutique s’est enrichie de 3 livres pour améliorer votre réflexion et vos pratiques :

Phillipe Labre, docteur-vétérinaire propose de « retrouver le bons sens ou disparaître ». Les pieds sur Terre est un livre qui explique la biologie végétale car la plante est à la base de la chaîne du vivant. L’animal en dépend pour son alimentation et sa santé. A partir des fondamentaux, M. Labre propose d’activer les compétences de la santé dynamique pour permettre à l’animal d’être en bonne santé. C’est un manifeste pour la sauvegarde du vivant ! Pierre Rabhi l’a préfacé : « Le livre de Philippe Labre …est à classer parmi ceux qui tentent d’initier les êtres humains aux réalités les plus décisives pour leur pérennité . »

Le Mouvement de l’Agriculture Biodynamique vient d’éditer :  Des animaux au jardin biodynamique, vers une pratique respectueuse de l’élevage familial.

Nicolas Dubranna présente les différents animaux au travers d’un portrait qui met en lumière les caractéristiques et les qualités essentielles de chacun. Une partie pratique permet de démarrer un petit élevage : habitat, alimentation, prévention des maladies : âne, cochon, mouton, lapin, chèvre et basse-cour, à vous de choisir en connaissance de cause.

Le Guide pastoral caprin est une coédition des différents organismes qui composent le Réseau caprin pastoral méditerranéen. Il permet de promouvoir le déploiement des chèvres dans les parcours, dans un objectif de production laitière. Les différents types d’élevage en parcours,  les ressources végétales ligneuses pour l’alimentation tout au long de la période de lactation, la gestion des buissons pâturés, ce livre est une mine pour qui veut élargir le pâturage ou gérer des espaces embroussaillés.

 

 Et vous pouvez découvrir les différents livres pour l’apiculture, des plantes mellifères aux différents types de ruches !

 

 

Renouée avec l’excès d’eau !

La plupart des Renouées indiquent des engorgements en eau des sols, l’eau qui fait si cruellement défaut dans de nombreuses régions actuellement !

Les Renouées font partie de la famille des Polygonacées, dont le nom de famille est issu du nom du genre Polygonum. Ce nom est issu du fait que ces plantes ont des tiges avec des articulations ou noeuds, formant des angles (poly = plusieurs, gonu = genou).

Les tiges couchées ou dressées sont feuillées. Les feuilles alternes, sont ovales lancéolées.

Les fleurs solitaires ou en grappes ont une seule enveloppe florale plus ou moins colorée.  

 

Les fruits sont triangulaires (Renouée des oiseaux) ou lenticulaires (en forme de petite lentille aplatie).

Les Renouées font partie de 2 genres, les Polygonum et les Persicaria :  

Les Persicaires poussent naturellement dans les sols saturés en eau et en matière organique, bords des mares et étangs, fossés humides, prairies alluviales.

Les Polygonum poussent en terrains plus secs et pauvres en nutriments, sur sables et graviers des vallées alluviales ou des bords des rivières et des mers, et dans les endroits tassés.

Ce sont des plantes comestibles, de la même famille que le Sarrazin ( Fagopyrum esculentum). Les feuilles et jeunes pousses peuvent être mangées crues ou cuites, les graines s’utilisent en grain ou en farine. Certaines espèces sont plus ou moins acres ou poivrées (Persicaria hydropiper s’appelle communément la Renouée poivre d’eau, elle peut être utilisée en aromate.)

Médicinales, elles sont utilisées pour leurs propriétés astringentes, toniques, hémostatiques. Persicaria hydropiper a des effets anti-glycation. Polygonum aviculare est utilisée en homéopathie pour les rhumatismes.

Retrouvez les fiches des Renouées ici !

 

La Gentiane, à consommer avec modération !

La Gentiane évoque, selon ses goûts et ses pratiques, la montagne, l’Auvergne, une boisson revigorante, un sirop amer …

La Grande Gentiane pousse en montagne, de l’Auvergne aux Alpes, des Pyrénées aux Vosges, et de l’Europe à l’Asie.

Plante vivace aux tiges robustes, elle se reconnait à ses feuilles opposées (contrairement au Vératre à feuilles alternes avec qui il ne faut surtout pas la confondre !) et ses fleurs jaunes à corolle divisée presque entièrement, à 5-9 lobes lancéolés, disposées en verticilles (autour de la tige) dans la moitié supérieure. La racine (utilisée pour faire sirops, liqueurs ou médicaments) est charnue et à saveur amère (celle du Vératre est fasciculée et fibreuse).

Les usages alimentaires et médicinaux sont tirés de la racine qui contient des principes amers, stimulant l’activité de l’estomac. La Gentiane jaune ouvre l’appétit, soulage les maux d’estomac, stimule la digestion et est un tonique général. Elle stimule les défenses immunitaires.

La Gentiane jaune pousse dans des terrains rocheux, riches en bases. On la trouve dans des prairies favorables à la production laitière de qualité.

Retrouvez la fiche de l’Encyclopédie des plantes bio-indicatricesNe pas confondre avec le Vératre, toxique, parfois mortel !

 

 

Sortie botanique Les zones humides du bord de Loire 8 et 9 août 2020

 

A vos agendas !!

Une sortie botanique avec Gérard Ducerf est prévue le samedi 8 et le dimanche 9 août.

Il vous emmènera à la découverte des zones humides des bords de Loire.

La menthe pouillot ou la pulicaire sauront vous ravirent ainsi que de nombreuses autres plantes !

Si vous êtes intéressé(e), inscrivez-vous auprès de Rachel Durand au 06 02 28 94 12

Vous aurez des détails sur le site:
https://www.mairie-briant.fr/vergers-conservatoires-du-brionnais


Un raisin non comestible !

Cette plante herbacée qui disparait en hiver, atteint une taille impressionnante en quelques semaines, la faisant ressembler à un arbuste, atteignant parfois plus de 2m.

Originaire d’Amérique, elle s’est naturalisée dans les clairières forestières. Particulièrement abondante dans les Landes elle est maintenant présente dans plus de 44 départements. Elle envahit et concurrence la végétation spontanée. En forêt de Fontainebleau des chantiers d’arrachages sont organisés pour sauvegarder la biodiversité de cette forêt si particulière.

Son nom populaire, Raisin d’Amérique, rappelle ses origines. Ses autres noms  : Teinturier, Faux Vin, indiquent qu’elle a servi à teindre et à colorer le vin. Les fruits noirs, brillants donnent un jus foncé. Ils nourrissent les oiseaux qui transportent ainsi leurs graines, dispersant l’espèce. 

Épinard de Cayenne, épinard des Indes nous dit que les feuilles ont été consommées cuites, mais leur toxicité déconseille cet usage en Europe.

Les feuilles alternes, sont grandes et ovales. Les fleurs sont disposées en grappes allongées, des racèmes. Les fleurs vertes à blanches ont 10 étamines et carpelles, d’où son nom scientifique decandra.

Phytollacca  viendrait de Phyto = plant et de lacca = laque, du fait de l’aspect laqué de ses fruits.

Et ce Raisin d’Amérique est donc Phytolacca decandra, le Phytolaque.

En homéopathie il sert à soigner certains troubles menstruels et mammaires ainsi que  certaines angines et rhumatismes. La plante entière est utilisée et la plus grande prudence est nécessaire pour la fabrication de ce remède qui nécessite de hacher la plante. 

En phytothérapie, la teinture-mère est utilisée en bain de bouche anti-infectieux et anti-inflammatoire.

Le Phytolaque est indicateur d’engorgement en matière organique archaïque par excès de bois en décomposition.

Retrouvez la fiche de l ‘Encyclopédie des plantes bio-indicatrices

Les Amarantes, excès de potasse ou d’azote ?

Les Amarantes, plantes vertes ou rougeâtres, à fleurs vertes ou rougeâtres, vous l’avez compris, ont des fleurs discrètes et sont difficiles à identifier !

Les fleurs sont disposées en glomérules ou en panicule plus ou moins feuillée. Sans pétales, elles sont  composées d’un périanthe herbacé ou scarieux (d’aspect parcheminé), à 3-5 divisions libres, entouré de 3 petites bractées scarieuses devenant parfois piquantes-épineuses. 3-5 étamines et 2-3 styles et stigmates surmontent un ovaire libre. Le fruit membraneux ovoïde, souvent terminé  par 2-3 becs, s’ouvre en deux  comme une boîte à savon (pyxide) ou ne s’ouvre pas (indéhiscent).

Les feuilles alternes sont entières ou échancrées, les tiges glabres ou pubescentes, sont dressées ou couchées-diffuses.

Les Amarantes sont des plantes comestibles, consommées depuis des siècles pour leurs feuilles ou leurs graines sur plusieurs continents (Afrique, Amérique, Asie). Anciennes Chénopodiacées, les Amarantes sont proches des épinards. Elles ont été rattachées à la famille des Amaranthacées par la classification phylogénétique.

Adventices de cultures parfois envahissantes, elles sont devenues résistantes au glyphosate dans les cultures de plantes transgéniques. Plusieurs espèces américaines ont été introduites en Europe avec les semences ou pour l’ornement. On trouve les Amarantes en France dans les cultures, les terrains vagues, les chemins et les friches.

Caractère indicateur :

L’apparition des Amarantes est liée à un excès de potasse ou d’azote. Selon la saison d’apparition, les causes sont différentes :

  • Au printemps les Amarantes indiquent des apports d’engrais potassiques importants.
  •  En automne, les Amarantes indiquent un manque de potasse ou d’azote au printemps. Par exemple, dans les vignes ou les vergers, le broyage des bois de taille sur place entraine une faim d’azote (les bactéries qui décomposent cette matière organique carbonée entrent en compétition avec les plantes pour l’utilisation de l’azote disponible).  
  • Recevez gratuitement les fiches de l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices en PDF en cliquant ici

Amaranthus albus, l’Amarante blanche, à tige blanchâtre dressée, indique les excès de fumure minérale (potasse notamment) et la salinisation des sols par excès d’irrigation.

Amaranthus deflexus, l’Amarante couchée indique salinisation et pollution des sols par les produits chimiques.

 

 

Amaranthus blitum, l’ Amarante blette, originaire de la région méditérannéenne, s’est naturalisée partout dans le monde. Elle est citée dans le Capitulaire de Villis par Charlemagne comme plante potagère à cultiver.

Les feuilles, jeunes pousses peuvent être consommées crues ou cuites comme les épinards ou les blettes. Elles agrémentent les salades composées, les tourtes de légumes, les omelettes et autres préparations culinaires. Les graines sont utilisées comme une céréale.

Amarante vient d’un mot grec ancien qui signifie immortelle, qui ne se fane pas. Ses calices persistants la font utiliser dans des bouquets secs.

 

La Mercuriale annuelle, indicatrice d’érosion !

Le genre Mercurialis, les Mercuriales, comprend en France deux espèces qui indiquent soit un sol en érosion (Mercurialis annua), soit un sol argileux à fort pouvoir de rétention en eau (Mercurialis perennis) !

Bien déterminer l’espèce est donc important pour comprendre l’état de son sol.

Bien que de la famille des Euphorbiacées, (si vous êtes un peu connaisseur de la botanique, cela ne vous aidera pas à les reconnaître du premier coup d’œil), les inflorescences des Mercuriales ne ressemblent pas à celle des Euphorbes (celles-ci sont composées de glandes plus ou moins cornues, de styles et d’étamines, au sein de bractées vertes ou jaunâtres, la  cyathe).

Sans pétales, les fleurs mâles et femelles des Mercuriales sont sur des pieds séparés (plante dioïque) et possèdent seulement étamines ou ovaire et styles, sans glandes. Les plantes ne possèdent pas de latex blanc lorsqu’on casse une tige ( les euphorbes, oui).

Mercurialis annua est une plante annuelle, qui pousse en adventice des cultures. Herbacée de 20 à 50 cm de haut, elle croit au printemps ou à l’automne dans les terrains cultivés.

Mercurialis annua est une plante médicinale, dont les vertus auraient été découvertes par Mercure, Dieu du commerce et du voyage dans la mythologie romaine, d’où son nom. C’est une plante toxique, difficile à utiliser en phytothérapie. Elle est réputée émolliente, laxative et diurétique.

 

Mercurialis perennis est vivace et pousse dans les sous-bois calcaires et basaltiques. Plante herbacée de 20 à 50 cm, à rhizome  traçant, elle fleurit au printemps dans les lieux frais et ombragés.

Mercurialis perennis est utilisée en homéopathie, en neurologie, pour le traitement de certaines migraines.

 

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Si Mercurialis annua est présente dans un terrain cultivé avec un coefficient d’au moins 2 ( taux de recouvrement de 25 % ou plus), cela signifie que la capacité de stockage des éléments fertilisants et de l’eau a disparu.

Si en plus on a Senecio vulgaris, le Séneçon commun, on est en lessivage grave voir en érosion (L’INRA dit : Perte de 7 T de terre arable par Ha et par an).

Comment remédier à cette problématique ?

Pour reconstituer les capacités de stockage il faut apporter, entre le 15 septembre et le 15 octobre, 5 tonnes par ha de matière organique avec un C/N supérieur à 30 et au printemps 2 tonnes par ha de compost avec un C/N compris entre 20 et 30.

Il faut éviter de laisser les sols nus en assurant une couverture permanente.

 

La Flore des Bonnes Herbes

Gérard Ducerf a choisi de présenter environ 700 plantes communes utiles, plantes comestibles, médicinales ou indicatrices.

Flore des Bonnes Herbes

Une Flore permet de déterminer les plantes et Gérard, fidèle à lui-même, vous guide grâce aux nombreuses photos illustrant les différents détails de chaque espèce. Des tris simples faciliteront l’identification des fougères, arbres, arbustes, graminées, plantes aquatiques, plantes parasites, puis des clés visuelles dans les différentes familles vous permettront de déterminer les espèces.

A plus d’un titre et sans commune mesure, les belles vagabondes qui nous entourent ont été, et sont toujours affublées de tous les noms et de tous les maux. La véhémence avec laquelle ces plantes dites « mauvaises herbes » sont malmenées, brutalisées et abîmées est à la hauteur de notre méconnaissance, les faisant passer pour « mauvaises », « nuisibles », « indésirables » ou encore « folles » !

Ce livre veut renverser cette tendance et rendre hommage à ces belles aventureuses et plantureuses compagnes que nous côtoyons, sans le savoir. Il se veut être une ode à toutes ces précieuses alliées de nos cultures, de nos parterres fleuris et des sentiers que nous foulons à tous les moments de la vie.

Actuellement en souscription pour 59 euros au lieu de 79 euros à parution.

Editions Promonature – Gérard Ducerf – Rémi Geneston – Parution prévue fin 2020

Livre relié cartonné 20 X 29 cm – environ 800 pages

Vous pouvez aussi profiter d’une promotion sur la Flore Photo en commandant les deux ouvrages pour une livraison fin 2020 à la parution, de la Flore des Bonnes Herbes !

Souscrivez pour les deux Flores !

Bon de souscription en PDF