Le Conservatoire d’Aquitaine parle de Gérard Ducerf

La Revue de l’ Association de soutien au  Conservatoire Végétal d’ Aquitaine a fait un article sur Gérard Ducerf sur le diagnostic de sol par les plantes bio-indicatrices.

Voilà de quoi faire le point sur cette approche innovante qui permet de porter un oeil différent sur les végétaux et les pratiques humaines. Comprenons mieux les rythmes naturels pour nous  adapter aux évolutions climatiques.

Le Conservatoire Végétal Régional d’Aquitaine protége et valorise le patrimoine végétal 
 
Le Conservatoire réalise la protection du patrimoine végétal régional, principalement fruitier,  à travers plusieurs types d’actions : 

> Un recensement des végétaux régionaux sur l’ensemble de la région depuis 1979. 

> L’analyse des archives bibliographiques et des recherches antérieures. 

> Des plantations dans des lieux appropriés réparties sur l’ensemble de la région. 

> Des expérimentations conduites sur divers critères tels que la recherche de rusticité, le comportement vis à vis des parasites, la qualité gustative

Botanique gourmande de printemps

12 mars et 2 avril 2017 à Buxières les Mines dans l’Allier

Le printemps sera bientôt là avec son lot de jeunes pousses et  rosettes si tendres à croquer !

Marie-Aline Queffurus vous propose une journée de découverte au pays des saveurs pour apprendre à reconnaitre facilement les plantes comestibles, savoir comment les déguster ; quelles sont leurs vertus, les parties à utiliser ?

Au fil des balades et des recettes cuisinées et partagées, vous connaitrez la richesse que nous offre la nature au quotidien.

 

 

 

 

 

38 euros la journée, repas compris. 9h15 à 17 h 30 à Buxières les Mines (Proche de Moulins)

Renseignements et inscriptions : Marie-Aline Queffurus 06 81 82 59 60 Voir son site

Stage de découverte des plantes alpines comestibles et médicinales dans les Hautes-Alpes 2 au 6 Juillet 2018

Stage de découverte des plantes alpines comestibles et médicinales dans les Hautes-Alpes

Nous sommes tributaires des plantes ! Pendant une semaine, nous entrerons en contact avec ce monde passionnant qui nous permet de vivre.

Au fil de balades entre plaine et montagne, nous prendrons le temps d’observer les plantes rencontrées dans leur milieu naturel, de comprendre leur mode de vie et d’utiliser tous nos sens pour les identifier. Nous récolterons avec parcimonie certaines d’entre-elles pour la salade du midi, d’autres pour les plats cuisinés du soir, et enfin quelques-unes pour se prémunir simplement des affections bénignes. Nous observerons attentivement les belles vénéneuses, les belles protégées, et les discrètes absentes des albums photos : toutes ont leur place et leurs secrets à partager !

A l’écoute de la motivation du groupe, nous alternerons nos balades tantôt gourmandes, tantôt botaniques, plutôt tranquilles ou escarpées, et toujours dans la convivialité. Les différences de forme physique et d’expérience botanique ne posent aucun problème, il y en a pour tous les goûts.

Outre les nombreuses recettes de cuisine, d’apéritifs, de sirop, vins et autres gourmandises, nous pourrons également voir comment réaliser macérations huileuses, alcoolatures ainsi que des baumes cicatrisant ou crèmes de massages. Chacun repartira avec un petit baume de sa composition.

Nous aurons aussi l’occasion d’apprendre à utiliser différentes flores de détermination, d’appréhender les grandes familles botaniques et de constituer un herbier classique ou photographique.

Organisation

Lieu de stage : Sigoyer 05 130

Le groupe est composé de 9 personnes au maximum, afin de pouvoir profiter pleinement de cette semaine d’échanges.

En fonction de l’avancement de la végétation et de la chaleur, nous alternerons journées en plaine et en montagne (vallée du Champsaur, du Valgaudemard et du Dévoluy).

Prévoir des habits de randonnée légers d’été ainsi que des vêtements adaptés aux conditions changeantes de montagne (pluie, vent, froid).

Prévoir sac à dos, paniers, sacs en toile, petites boites (au choix), couteaux, ciseaux et loupe.

Les repas seront partagés le midi  et suivant l’envie du groupe, les soirs aussi, avec un complément de cuisine sauvage.

Chacun est cordialement invité à amener une spécialité de sa région à partager pour le premier repas du soir.

Pour les amateurs, l’offre de concerts de musique et spectacles de plein air est abondante les soirs d’été autour de Gap.

Tarif : 325 euros les 5 jours de stage (sans l’hébergement et la nourriture).

Pour une prise en charge par un organisme, nous contacter : francoise@promonature.com

Pour avoir des infos : Tél : 06 50 14 73 85 (Lionel) ou 03 85 59 24 51 (Françoise)

Inscription obligatoire. Envoyer vos coordonnées et le chèque du montant du stage pour réserver ou inscrivez vous sur la boutique Promonature.

Logement :

Autres hébergements possibles à proximité :

camping des guérins http://www.campinglesguerins.com/  (6,60/nuit)

plusieurs gîtes à Sigoyer :

http://www.gite-lamercierat.com/, à 200m du lieu de rdv

http://lescouleursdutemps.com/

Découvrez de nouvelles fiches plantes bio-indicatrices complémentaires

Bienvenue et merci d’avoir acheté un des tomes de l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices

 

Nous allons bientôt vous mettre à disposition des compléments et des fiches plantes complémentaires gratuites ainsi que des vidéos exclusives

Pour être informé, remplissez le formulaire ci-dessous

 

 
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Botanique gourmande du 14 au 19 septembre 2016

Un nouveau stage de botanique gourmande dans l’Allier pour découvrir les plantes de fin d’été et les fruits sauvages !

Le stage est annulé, désolé !

La flore de fin d’été recèle des saveurs fleuries et fruitées à déguster sans modération !

Au coeur du bocage Bourbonnais, à 35 km de Moulins, vous pourrez découvrir une flore riche et variée, fleurs des prairies, plantes des haies et des forêts, espèces des anciennes mines de charbon, plantes des milieux humides et de bord d’eau, vous aurez le choix.

Marie-Aline Queffurus, ancienne infirmière, passionnée de botanique, saura vous emmener au coeur du végétal pour vous régaler de ses connaissances sur les usages alimentaires et médicinaux des plantes compagnes. Et oui elles poussent en compagnie… les unes des autres selon la nature des sols et les conditions climatiques particulières à un endroit, formant des associations végétales, mais elles poussent aussi en compagnie des Hommes, qui leur créent de nouveaux biotopes en cultivant la terre et en élevant des animaux.

Salade fleurie

Formes, couleurs, saveurs, textures, seront au rendez-vous de vos 5 sens pour révéler quelques secrets végétaux cachés au coeur des fleurs sauvages,  un voyage dont vous ne reviendrez pas indemne ! vos papilles se souviendront longtemps de ces recettes partagées au retour des ballades. Un régal à consommer sans modération, mais dans le respect de l’environnement.

plaquette pdf botanique gourmande

325 euros  les 5 jours de formation. Hébergement et nourriture à la charge du stagiaire.

Contact : Stage botanique promonature Marie-Aline QueffurusMarie-Aline Queffurus  06 81 82 59 60 ou F. Martinez 03 85 59 24 51

Pour une prise en charge, contactez-nous : 03 85 59 24 51

Hébergements et infos locales : http://www.mairie-buxiereslesmines.fr/spip.php?article10

Botanique gourmande en Mars 2016

Stage du 21 au 25 mars à Buxières les Mines dans l’Allier

Le printemps sera bientôt là avec son lot de jeunes pousses et  rosettes si tendres à croquer !

Lactuca viminea  Marie-Aline Queffurus vous propose une semaine de découverte au pays des saveurs pour apprendre à reconnaitre facilement les plantes comestibles, savoir comment les déguster ; quelles sont leurs vertus, les parties à utiliser ?

Au fil des balades et des recettes cuisinées et partagées, vous connaitrez la richesse que nous offre la nature au quotidien.

Primula officinalis    Stage de 5 jours à Buxières les Mines

mais aussi des Journées de découverte les dimanches 6, 13 et 20 mars.

allium ursinum DSC_4258  allium ursinum DSC_4288Préparation de pistou à l’ail des ours

Inscription et renseignements :

Marie-Aline Queffurus 06 81 82 59 60

Françoise Martinez 03 85 59 24 51  Inscription au stage de 5 jours

 

Les abeilles butinent Sedum spectabile

Les abeilles ont eu beaucoup de difficultés à trouver nectar et pollen de fleurs cette année du fait de la sécheresse et des grosses chaleurs qui ont “grillé” au sens propre les plantes et certains arbres. Avec le retour des pluies, les fleurs qui s’épanouissent enfin, apportent de la nourriture aux abeilles et à d’autres insectes.

Sedum spectabileIci on voit les abeilles butiner un Sedum spectabile, plante grasse originaire de Chine et de Corée, largement plantée dans les jardins. Il fleurit à partir de fin août, une multitude de fleurs rosées qui donneront des fruits roses que l’on peut utiliser en bouquets secs ou laisser sur place pour donner un peu de couleur aux parterres en hiver. Les tiges serviront alors d’abris pour les insectes.

Sedum spectabile 3

L’Orpin remarquable comme l’indique son nom (spectabile signifie remarquable, spectaculaire) ou Orpin d’automne est une plante facile à cultiver car il supporte tous les sols à condition qu’ils soient bien drainés. Les touffes peuvent être éclatées au printemps ou à l’automne pour multiplier la plante.

 

Deux nouveaux livres sur la boutique Promonature

Pour mieux comprendre la biodiversité et les évolutions naturelles dans le monde vivant :

ruchesRuches de biodiversité, éditions de Terran :

La rencontre avec Gilbert Veuille, pionnier de l’apiculture alternative, a conforté Bernard Bertrand dans ses réflexions sur les besoins vitaux des abeilles. Les ruches de biodiversité répondent à ce besoin ; les construire est facile, à la portée de tous et peu coûteux… Il vous propose plusieurs modèles simples, à vous de choisir celui qui vous convient.  Dans sa réflexion, il nous invite aussi à reconsidérer les causes profondes du mal-être des « mouches à miel » domestiques. Il nous propose de changer notre rapport à l’abeille, d’être plus respectueux de sa vie intime, pour lui permettre de renouer avec sa vraie nature sauvage. L’enjeu est de taille : mieux armée, l’abeille pourra à nouveau s’adapter et résister aux multiples agressions subies.

jardiner contre erosionJardiner contre l’érosion, éditions de Terran :

Aymeric Lazarin, diplomé en agronomie et en aménagement du territoire propose des solutions aux problèmes d’érosion. Talus, remblais, dunes, berges… Venons à bout des terrains difficiles ! Apprenez à diagnostiquer un terrain sensible à l’érosion et à le sécuriser tout en contribuant à son ornementation et à la préservation de ses sols. Découvrez tous les aspects du phénomène érosif, et apprenez les principaux gestes et techniques, accessibles à tous, du génie végétal. Grâce à ce livre pratique, qui s’adresse à toutes les personnes soucieuses d’aménager les terrains instables ou perturbés, vous pourrez maîtriser l’érosion. Ce processus complexe appauvrit, réduit et déstabilise en permanence les sols, provoquant parfois des catastrophes naturelles. Partez maintenant pour un voyage passionnant à travers la lutte antiérosive !

 

Le lierre, plante à floraison inversée

Plante magique, toujours verte, fleurissant en début d’automne, le lierre est-il un ami ou un ennemi ?

Hedera helix 1

Hedera helix  doit son nom scientifique au latin Haedere = “attacher” et Helix = “spirale”.  Il rappelle que le lierre est une plante grimpante qui utilise les arbres comme support pour s’élever sans les parasiter. Il utilise des crampons pour se fixer, s’attacher, mais ses racines sont en terre, les paysans le savent bien puisqu’en coupant une tige de lierre le long d’un arbre, la partie supérieure meure puisqu’elle n’est plus alimentée.

C’est une plante persistante, c’est à dire qu’elle garde ses feuilles toute l’année, apportant abri et protection aux animaux qui peuvent nicher ou hiverner sous son feuillage. Le lierre apporte aussi de la nourriture à des saisons peu fructueuses habituellement puisqu’il fleurit en début d’automne, fournissant pollen et nectar à de nombreux insectes, et fructifie en hiver, nourrissant de nombreux oiseaux. En fait il est en végétation au moment où son support perd ses feuilles et lui permet de faire de la photosynthèse.

Une des raisons qui pousse à croire que le lierre est un “tueur” c’est que lorsqu’un arbre meurt, le lierre, présent sur son tronc mais maintenu en dessous de la canopée par le feuillage de l’arbre support, se développe rapidement et sans limite, recréant un houppier bien vert. Et quand on voit celà on se dit : le lierre a étouffé l’arbre sur lequel il poussait alors que c’est lui qui était “étouffé” par l’absence de lumière sous le feuillage de l’arbre en été. L’arbre et le lierre partagent en fait le même espace dans le temps, le premier utilisant l’eau et la lumière au printemps et été, le deuxième prenant le relais en automne et en hiver.

Des études récentes montrent même que les arbres qui abritent du lierre ont une meilleure croissance que les autres. Le feuillage du lierre protège le tronc de l’arbre du gel et des excès de chaleur. Il abrite une nombreuse faune, comportant des auxiliaires pour la défense contre les parasites de son hôte. Les fleurs fournissent pollen et nectar à de nombreux insectes de jour comme de nuit, assurant ainsi un garde-manger aux chauves-souris qui ne s’y trompent pas ! Les forestiers évoluent et le préserve pour le bien de leur productivité.

Hedera helix 2

Les tiges rampantes sur le sol émettent, au niveau des nœuds, des racines adventives qui permettent à la plante de se multiplier. En grimpant la plante émet des crampons fixateurs terminés de ventouses tout le long de sa tige, c’est pourquoi il est difficle de décrocher le lierre qui est bien arrimé ! Quand il pousse sur un mur, si l’enduit est en bon état il ne causera pas de dégâts. Par contre si il y a des fissures il peut se glisser et s’enraciner ou emporter un enduit dégradé voire le mur,  du fait de son poids qui peut devenir important. Comme pour les arbres, il protège les murs des effets de la pluie, protégeant les ruines par exemple et crée un microt climat autour de la maison. Il faut le contrôler pour ne pas le laisser envahir gouttières et toitures, ni prendre trop de volume.

En France, une seule espèce existe : Hedera helix, le lierre  ou lierre grimpant. Une petite dizaine d’espèces existent dans le monde. C’est le seul représentant de la famille des Araliacées en région tempérée. Dans le reste du monde la famille comprend une cinquantaine de genres, depuis l’Aralia, connue comme plante ornementale au Ginseng, plante médicinale bien connue.

Le lierre bien que ses fruits soient très toxiques est une plante médicinale très réputée depuis l’antiquité. Egyptiens, grecs, romains, celtes connaissaient ses principales vertus et ses limites. C’est une plante “magique” pour les gaulois. La toxicité est reconnue mais à quel degré ? difficile de le savoir. La prudence pour l’usage interne s’impose malgré ses usages connus contre la toux ou pour ses effets purgatifs ou sédatifs, calmants de la douleur. En usage externe, la plante est connue pour lutter contre la cellulite avec des emplâtres ou des décoctions de feuilles.
Les noms français, sources de confusion, le prouvent encore une fois avec le lierre. Une autre plante, excellente aussi pour soigner la toux, le lierre terrestre, est de la famille des labiées (menthe, thym, sariette…) : Glechoma hederacea, Gléchome à feuilles de lierre, ses feuilles ressemblant vaguement aux feuilles du lierre quand il rampe sur le sol, mais c’est une plante herbacée qui fleurit au printemps avec des fleurs violettes en grappes sur des tiges de 5 à 25 cm de haut. Hedera helix ne fleurit pas au sol mais uniquement quand il grimpe. Ses fleurs sont petites, jaunes verdâtres, globuleuses, ont 5 étamines. Le fruit est une baie charnue contenant 3 à 5 graines protégées par un noyau mince.

 

Grand prix de l’Académie nationale de cuisine

Lors du 31 ème grand prix de littérature culinaire 2014, Le manifeste gourmand des herbes folles a reçu le grand prix dans la catégorie Thèses, études, recherches et documentation : Les plantes, aromates et épices.

Manifeste gourmand

Un prix de plus à son actif qui démontre s’il en était besoin que ce livre, vraiment original, est un vrai régal tant du point de vue culinaire que littéraire.

 

Petites devinettes :

Parabole de la mauvaise herbe  : Cette plante qui nourrit, habille de pied en cape, fournit la maison, le papier, les formes et remet en forme…pousse aussi à une vitesse folle.   Découvrez cette plante page 124

Pour les peuples anciens il incarnait une véritable cosmogonie. En Quechua, la langue Inca, c’est l’arbre providentiel, en Guarani c’est l’Ibopé, l’arbre placé sur le chemin pour manger. Page 117

C’est la plus gaie de nos plantes. Ses constellations n’arrêtent pas de fleurir. C’est la légion d’honneur du potager, l’étoile qui distingue le bon agriculteur. Page 69