Cueillir ou cultiver les plantes médicinales ?

Les plantes médicinales, que l’on veuille les utiliser pour améliorer sa santé ou qu’on veuille les cultiver ou les cueillir en sauvages, nous apportent une autre vision de la vie.

La relation au végétal est multiple et sensible. Promonature propose quelques livres pour accompagner votre recherche.

Deux livres sur la culture des plantes médicinales

  • La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio, par Wicki Gerbranda aux Éditions La pensée Sauvage. Un ouvrage qui présente 40 espèces de façon détaillée et un tableau pour plus de 60 plantes (semis, repiquage, culture, séchage, tri…), une mine de conseils pratiques depuis plus de 10 ans par des pro, à l’origine d’un syndicat de producteurs en montagne, Simples, d’une coopérative d’achat, Biotope et d’une association de diffusion des savoirs, la Pensée Sauvage !
  • Les plantes médicinales en biodynamie, par un collectif d’auteurs aux  Éditions du MABD, Mouvement de l’agriculture bio dynamique. Ce livre propose une approche sensible du végétal selon la méthode goethéenne, des conseils de culture générale et selon les règles de la biodynamie. Une nouveauté 2020.

 

Un livre sur la cueillette des plantes sauvages,

  • Le Chemin des herbes. Connaître, cueillir, utiliser les plantes sauvages par Thierry Thévenin aux Éditions Lucien Souny. Paysan-herboriste,Thierry Thévenin, de sa belle plume, parle des milieux naturels, des plantes, de leurs usages. Il donne tous les conseils de cueillette pour respecter les biotopes, les plantes et les utilisateurs futurs. Plus de 80 espèces sont décrites et illustrées par de belles aquarelles ou des photos.

Et découvrez de nombreux livres sur les usages des plantes médicinales, les plantes toxiques,  les contre-indications, afin de faire bon usage de ce que la nature met à notre disposition pour nous accompagner sur le chemin de la Vie : A retrouver sur la boutique en ligne

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Un peu de piquant dans vos salades ?

Les premières rosettes se développent dans les jardins, au bord des chemins et peuvent venir agrémenter les salades cultivées, apportant vitamines et saveurs nouvelles.

Les plantes de la famille des Brassicacées, anciennes Crucifères, ont souvent un goût piquant, comme la moutarde.

Les Crucifères, comme l’indique ce nom, se reconnaissent à leurs fleurs à 4 pétales et 4 sépales en croix. Les fruits sont des siliques plus ou moins allongées, séparées par une cloison.

La récolte des plantes jeunes, en rosette ou en début de floraison permet de profiter de saveurs plus douces et de plantes plus tendres. Plus elles sont matures, plus le goût piquant est prononcé. Ce sont les graines qui sont utilisées pour faire la moutarde mais la saveur piquante s’accentue dans toute la plante. Les plantes bisannuelles ont l’avantage de faire des rosettes en fin d’été et on peut donc les trouver dès l’automne.

La Cardamine hirsute, appelée cressonnette, cresson des jardins, est une petite plante annuelle, hérissée à la base. Les feuilles de la rosette sont composées, à folioles arrondies, la terminale plus grande. Elles disparaissent quand la plante porte ses petites fleurs blanches puis fructifie.  Elle a une saveur douce en rosette, il faut attendre les fruits pour avoir une saveur piquante.

Les siliques dépassent les dernières fleurs, ce qui la fait paraître hirsute.

Les autres cardamines que l’on trouve dans les prés (Cardamine pratensis, à fleurs rosées) ou dans les bois (Cardamine impatiens, à fleurs blanches) ont des feuilles plus grandes et des folioles plus découpées, fines ou allongées. Elles sont parfois un peu amères.

 

Les rosettes de Barbarea vulgaris (Herbe de la Ste Barbe) se récoltent tôt, dès la Ste Barbe le 4 décembre ! car elles deviennent vite amères. Les feuilles inférieures sont lyrées avec un grand lobe terminal. Les fleurs sont jaunes  comme pour Barbarea praecox (Cresson de terre, Barbarée printanière) au goût plus fin de cresson.

 

Les feuilles de Brassica nigra (Ex Sinapis nigra), la Moutarde noire, dont les graines servent à faire le fameux condiment,  ont des feuilles composées, hérissées, qui sont difficiles à utiliser crues. On attendra les fleurs jaunes pour ajouter aux salades.  Les différentes moutardes, (Sinapis alba, Sinapis arvensis…) sont plus tendres et goûteuses et toutes les parties tendres peuvent être utilisées.

La Fausse roquette (Diplotaxis erucoides) a une saveur piquante, légèrement alliacée. La feuille a une nervure blanche en dessous et est découpée profondément. Elle ne fait pas une vraie rosette mais des feuilles sont groupées en bas de la tige feuillée.

 

Retrouvez quelques fiches des plantes bio-indicatrices ici !

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Etre BRF ou ne pas être !

Le Bois Raméal Fragmenté issu de la taille des arbres et arbustes permet de faire un mulch à partir  de végétaux ligneux. Il faut l’incorporer au sol superficiel par griffage (ou hersage selon les surfaces à travailler !). Les champignons se mettront à l’œuvre pour digérer la lignine, composant majeur du BRF afin de produire un humus stable, source de toute vie.

Du BRF, oui mais lequel ?
Le broyat de végétaux ligneux est un excellent outil pour rééquilibrer le rapport (le fameux !) C/N (carbone/azote) des sols. Il faut apporter des matières organiques carbonées afin de compenser les dégradations des sols du fait de l’élévation de la température et des pratiques agricoles (tassement, semelle de labour, surpâturage, enfouissement de la MO à plus de 5 cm…). Selon les espèces d’arbres, les apports carbonés sont différents et on peut broyer les haies, friches et plantes ligneuses (cardère, fougère, buis..).

 

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Le prunellier, l’épine noire à la floraison blanche

Prunus spinosa, connut sous le nom d’épine noire, possède de redoutables épines droites dont la piqure est très douloureuse.

Sa floraison parsème de blanc les haies au printemps, elle est dite “précoce” parce que les fleurs apparaissent avant les feuilles et ce sont vraiment des rubans blancs qui entourent les prairies en mars-avril.

Arbuste des haies, sa présence indique des sols riches en bases et en matière organique végétale archaïque.

Les fleurs blanches de cette rosacée ont 5 pétales et 5 sépales. Le fruit est une drupe acerbe dont l’amande du noyau contient de l’acide cyanhydrique à forte odeur d’amande amère.

Retrouvez la fiche du volume 1 de l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices, alimentaires et médicinales ici.

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Le prunellier, une prune à saler !

Gérard Ducerf vous propose une courte vidéo pour parler d’une plante médicinale  du mois, à retrouver sur la chaine Youtube de Promonature. Abonnez-vous pour recevoir les notifications des prochaines vidéos !

Le prunelier est une source de vitamine C. La prunelle est âpre et il faut attendre les gelées pour la consommer. Une autre façon de l’utiliser est la lactofermentation. Et cette année les fruits sont abondants au milieu des épines noires dont les piqures sont douloureuses !

Retrouvez la fiche du volume 1 de l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices ici.

 

Quel volume choisir si vous voulez acheter l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices ?

L’Encyclopédie est composée de trois volumes et du Fascicule des conditions de levée de dormance.

Pour commencer, il faut acheter le volume 1 qui présente les bases de la botanique et de la biologie permettant de comprendre le principe de bio-indications des plantes : l’évolution des végétaux depuis leur apparition sur terre, les cycles végétatifs, les associations végétales, la phytosociologie, la biologie des sols, la notion de biotopes primaire et secondaire…

Les principales familles botaniques sont décrites.

La méthodologie de réalisation des diagnostics de sols par les plantes bio-indicatrices est expliquée.

Les fiches présentent 256 espèces sauvages ayant des caractères indicateurs.  Photos et descriptif permettent de déterminer la plante. Les données biologiques et indicatrices sont détaillées, ainsi que les informations pour les plantes comestibles et médicinales.

Les volumes 2 et 3 présentent chacun plus de 250 autres espèces des différentes régions de France, de la mer à la montagne. 

Le volume 2 décrit les facteurs influents la vie microbienne des sols et présente les grands systèmes agricoles et les différents biotopes naturels français. 

 

 

Le volume 3 analyse diverses problématiques rencontrées lors des diagnostics de sols : capacité de fixation, rapport C/N, blocage de la potasse, du phosphore,  contradictions apparentes sur la présence de certaines plantes. Il apporte une réflexion sur la notion de biodiversité.

Un index des trois volumes est disponible gratuitement sur le site pour se repérer dans les espèces.

 

Le Fascicule des conditions de levée de dormance est l’outil permettant de réaliser des diagnostics de sols. Il permet de dresser un inventaire des plantes présentes sur une parcelle en lui attribuant des coefficients de recouvrement. Le tableau permet de faire l’analyse de la parcelle afin de comprendre la qualité du sol, ses déséquilibres et son évolution probable.

 

Trois nouveaux livres sur l’élevage

La boutique s’est enrichie de 3 livres pour améliorer votre réflexion et vos pratiques :

Phillipe Labre, docteur-vétérinaire propose de “retrouver le bons sens ou disparaître”. Les pieds sur Terre est un livre qui explique la biologie végétale car la plante est à la base de la chaîne du vivant. L’animal en dépend pour son alimentation et sa santé. A partir des fondamentaux, M. Labre propose d’activer les compétences de la santé dynamique pour permettre à l’animal d’être en bonne santé. C’est un manifeste pour la sauvegarde du vivant ! Pierre Rabhi l’a préfacé : “Le livre de Philippe Labre …est à classer parmi ceux qui tentent d’initier les êtres humains aux réalités les plus décisives pour leur pérennité .”

Le Mouvement de l’Agriculture Biodynamique vient d’éditer :  Des animaux au jardin biodynamique, vers une pratique respectueuse de l’élevage familial.

Nicolas Dubranna présente les différents animaux au travers d’un portrait qui met en lumière les caractéristiques et les qualités essentielles de chacun. Une partie pratique permet de démarrer un petit élevage : habitat, alimentation, prévention des maladies : âne, cochon, mouton, lapin, chèvre et basse-cour, à vous de choisir en connaissance de cause.

Le Guide pastoral caprin est une coédition des différents organismes qui composent le Réseau caprin pastoral méditerranéen. Il permet de promouvoir le déploiement des chèvres dans les parcours, dans un objectif de production laitière. Les différents types d’élevage en parcours,  les ressources végétales ligneuses pour l’alimentation tout au long de la période de lactation, la gestion des buissons pâturés, ce livre est une mine pour qui veut élargir le pâturage ou gérer des espaces embroussaillés.

 

 Et vous pouvez découvrir les différents livres pour l’apiculture, des plantes mellifères aux différents types de ruches !

 

 

Renouée avec l’excès d’eau !

La plupart des Renouées indiquent des engorgements en eau des sols, l’eau qui fait si cruellement défaut dans de nombreuses régions actuellement !

Les Renouées font partie de la famille des Polygonacées, dont le nom de famille est issu du nom du genre Polygonum. Ce nom est issu du fait que ces plantes ont des tiges avec des articulations ou noeuds, formant des angles (poly = plusieurs, gonu = genou).

Les tiges couchées ou dressées sont feuillées. Les feuilles alternes, sont ovales lancéolées.

Les fleurs solitaires ou en grappes ont une seule enveloppe florale plus ou moins colorée.  

 

Les fruits sont triangulaires (Renouée des oiseaux) ou lenticulaires (en forme de petite lentille aplatie).

Les Renouées font partie de 2 genres, les Polygonum et les Persicaria :  

Les Persicaires poussent naturellement dans les sols saturés en eau et en matière organique, bords des mares et étangs, fossés humides, prairies alluviales.

Les Polygonum poussent en terrains plus secs et pauvres en nutriments, sur sables et graviers des vallées alluviales ou des bords des rivières et des mers, et dans les endroits tassés.

Ce sont des plantes comestibles, de la même famille que le Sarrazin ( Fagopyrum esculentum). Les feuilles et jeunes pousses peuvent être mangées crues ou cuites, les graines s’utilisent en grain ou en farine. Certaines espèces sont plus ou moins acres ou poivrées (Persicaria hydropiper s’appelle communément la Renouée poivre d’eau, elle peut être utilisée en aromate.)

Médicinales, elles sont utilisées pour leurs propriétés astringentes, toniques, hémostatiques. Persicaria hydropiper a des effets anti-glycation. Polygonum aviculare est utilisée en homéopathie pour les rhumatismes.

Retrouvez les fiches des Renouées ici !

 

La Gentiane, à consommer avec modération !

La Gentiane évoque, selon ses goûts et ses pratiques, la montagne, l’Auvergne, une boisson revigorante, un sirop amer …

La Grande Gentiane pousse en montagne, de l’Auvergne aux Alpes, des Pyrénées aux Vosges, et de l’Europe à l’Asie.

Plante vivace aux tiges robustes, elle se reconnait à ses feuilles opposées (contrairement au Vératre à feuilles alternes avec qui il ne faut surtout pas la confondre !) et ses fleurs jaunes à corolle divisée presque entièrement, à 5-9 lobes lancéolés, disposées en verticilles (autour de la tige) dans la moitié supérieure. La racine (utilisée pour faire sirops, liqueurs ou médicaments) est charnue et à saveur amère (celle du Vératre est fasciculée et fibreuse).

Les usages alimentaires et médicinaux sont tirés de la racine qui contient des principes amers, stimulant l’activité de l’estomac. La Gentiane jaune ouvre l’appétit, soulage les maux d’estomac, stimule la digestion et est un tonique général. Elle stimule les défenses immunitaires.

La Gentiane jaune pousse dans des terrains rocheux, riches en bases. On la trouve dans des prairies favorables à la production laitière de qualité.

Retrouvez la fiche de l’Encyclopédie des plantes bio-indicatricesNe pas confondre avec le Vératre, toxique, parfois mortel !